Ma nouvelle passion nordique

Comme pour beaucoup d’auteurs, j’ai découvert la romancière suédoise Camilla Grebe il y a quelques mois un peu par hasard, en flânant à la Fnac ou Cultura, je ne sais plus. C’est un peu mon passe-temps préféré, surtout quand je n’ai pas le moral, d’aller me réfugier dans un endroit où les bibliothèques sont pleines à craquer pour y dénicher un ou plusieurs ouvrages. Je lis comme je respire, je m’évade entre les pages, je m’abreuve de la prose d’un ou d’une autre. 

Bref, tout ça pour dire qu’au rayon policier, thriller et compagnie, j’ai repéré la couverture de Le journal de ma disparition de Camilla Grebe. Bon, on va être honnête, hein, mais c’est sa teinte à mi-chemin entre le bleu turquoise et le vert céladon (mes deux couleurs d’amour) qui m’a tapé dans l’œil. Ensuite, j’avoue de pas être amatrice de “littérature nordique“, pas parce que je n’aime pas mais surtout parce que je ne connais pas, mes écrivains habituels étant majoritairement français ou anglophones. Donc, j’ai lu en diagonale le résumé sur la quatrième de couverture et me suis laissée séduire. Un pari gagnant puisque j’ai vraiment aimé ce bouquin. Et le suivant. Et l’autre suivant aussi.

Dans le TGV pour Paris, avec un chocolat froid

Les trois ouvrages – Un cri sous la glaceLe journal de ma disparition et L’ombre de la baleine – forment une trilogie et moi, ne m’étant pas renseignée au préalable sur l’auteure, je ne les ai pas lu dans l’ordre… Et c’est pas très grave, en fait, même si je conseille quand même, pour mieux comprendre la psychologie des différents acteurs de l’intrigue et le lien entre eux, de commencer par Un cri sous la glace. Il n’y a pas de protagoniste “star“, de héros déterminé dans aucun des trois livres mais une série de personnes qui prennent la parole un peu à tour de rôle tout en poursuivant le cheminement puis le dénouement de l’enquête. La rédaction à la première personne du singulier permet de s’immerger vraiment dans les émotions, le vécu et le quotidien du narrateur même s’il change d’un chapitre à l’autre, de ressentir les événements avec plus d’intensité. On se prend vite au jeu, la tension monte gentiment et on n’a qu’une envie: tout planter pour finir de dévorer son livre. En tout cas, moi j’ai été à fond dans la lecture de chacun de ces trois ouvrages.

Plongée dans ma lecture © Mickael Gautier

Certains auteurs de romans policiers ont un style d’écriture très factuel, journalistique, avec des “suite à“ qui me rendent tarée à chaque deux paragraphes. Dégueulasse, quoi. Navrée d’être aussi directe mais j’aime par-dessus tout la prose fluide, bien équilibrée et suffisamment riche pour que je puisse moi aussi m’enrichir intellectuellement. C’est le cas pour le trio de Camilla Grebe dont j’aime beaucoup la plume (traduite, certes, mais bien traduite). La romancière suédoise a publié un quatrième volet intitulé L’archipel des larmes, sorti cette année en France mais dans ce format broché que je déteste tant (trop cher, trop grand, trop chiant), donc il va me falloir attendre quelques mois avant d’acheter sa version en Poche. J’ai hâte!

Troisième volet lu, il n’y a plus qu’à attendre le suivant!

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